Article de blogue

Souple comme la vie

En regardant cette forêt d’automne, lors de ma montée du Round Top à Sutton la semaine dernière avec mes enfants, je me suis rappelé à quel point la vie est une succession de changements.

Hypnotisé par le paysage… cette nature tranquille, forte, mais aussi résiliente! J’ai observé comment tout semblait parfaitement équilibré et adapté à son environnement.


L’art de plier sans rompre.

« Quand l’homme vient au monde, il est tendre et souple.
Quand il meurt, il est raide et dur.
Ce qui est raide et dur, rompt.
Ce qui est tendre et souple, triomphe. »

– Lao Tseu, Tao Te King

Et quelques siècles plus tard, Jean de La Fontaine en fit une fable :

« Je plie, et ne romps pas. »

– Le Roseau au Chêne


Deux cultures, deux époques… un même message.

La souplesse n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe d’intelligence, d’adaptation et d’humilité.

Le Chêne croit dominer, enraciné dans sa force. Mais c’est le Roseau, léger, fluide, flexible qui survit à la tempête.

Dans la vie, on nous apprend souvent à être solides, forts, à tenir bon. Mais on oublie que le mouvement, c’est la vie. La rigidité, c’est la peur…. Et la peur, c’est ce qui finit toujours par casser.

En karaté (comme en nage ), plus tu es détendu et souple, plus tu es dans la puissance du mouvement. C’est dans le relâchement que la force circule.

Alors, la prochaine fois que tu sens la pression monter, que tu veux tout contrôler…

Souviens-toi du Roseau.

Accueille ce qui est : le changement, l’imprévu, la vulnérabilité… et même la douceur envers toi-même.
Parce que parfois, la plus grande preuve de force, c’est simplement de savoir plier sans rompre.

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